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Caroline Wagenaar

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  Blanc et noir. Grès et acier. Les nouvelles pièces de Caroline Wagenaar s’imposent par cette dualité sans concession. Les formes sont volontairement élémentaires. L’élément fort est la présence sophistiquée de l’acier. Martelé à froid, soudé, puis patiné, le métal enserre dans ses griffes le grès telle la monture d’un bijou. Il enjolive le grès, lui procure de la finesse, de la délicatesse. Il se fait ornement graphique.


   Et, rappelle au passage que Caroline Wagenaar s’est formée à l’Ecole Estienne, à la gravure en taille-douce avant de « rencontrer » en 1996, la céramique lors d’études dans une université londonienne. Le métal accompagne les objets de Caroline Wagenaar depuis le début de sa collaboration, en 1998, avec son compagnon David Leroy-Terquem. Ils ont pendant une décennie, fait atelier commun pour y réaliser sur commande des tables et des miroirs, en mixant les deux techniques. Quand, il y a deux ans, il a rejoint les Musées Nationaux en lui laissant ses outils, la tentation fut grande pour cette autodidacte d’en apprendre les rudiments. « Dans un des nombreux livres techniques que j’ai étudié, j’ai lu un jour que tout le monde pouvait souder, alors je m’y suis mise sans complexes », raconte-t-elle.


    Caroline Wagenaar a trouvé son équilibre : la souplesse de la terre montée au tour est contrebalancée par la résistance que lui oppose le métal. C’est l’occasion pour elle, de réorienter sa création.

Ses grandes jarres montées à la corde jouent les pleins et les vides dès lors que le métal fait son apparition et prolonge par un tressage, leur silhouette.

     Elle a délaissé la couleur qui l’a longtemps habitée pour se concentrer dorénavant sur les blancs, tous les blancs, les satinés, les brillants, les poudrés. Par contre, Caroline Wagenaar a gardé cette habitude du travail préparatoire, qui passe nécessairement par le croquis d’après nature. Son terrain d’observation et d’inspiration est ce Vexin qui lui est si familier. On se laisse séduire par l’interprétation qu’elle en fait à travers ces petits paysages abstraits qui naissent à  la cime de ses pots.